Les dispositifs

 

Contrat de professionnalisation

Public concerné

vous avez entre 16 à 25 ans révolus et vous êtes sortis du système éducatif ;
vous avez plus de 26 ans et êtes demandeur d’emploi.

Quels employeurs contacter ?

Tous les employeurs assujettis au financement de la formation professionnelle continue, à l’exception de l’État, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics à caractère administratif.

Quelle est la nature de votre contrat ?

Vous êtes en alternance :

  • soit en contrat à durée indéterminée avec une action de professionnalisation comprise entre 6 et 12 mois ;
  • soit en contrat à durée déterminée entre 12 et 24 mois selon le diplôme préparé.

Vous alternez périodes de travail en entreprise et périodes de formation à l’IUT.

Qui finance votre formation ?

Votre formation est financée par l’organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) auquel votre employeur verse sa contribution : le financement s’effectue sur la base d’un forfait horaire fixé par accord conventionnel ou, à défaut d’un tel accord, sur la base de 9 € 15 de l’heure. Ce forfait comprend vos frais pédagogiques, votre rémunération, vos frais de transport, etc.

Quelle rémunération ?

Votre rémunération varie en fonction de votre âge et de votre niveau de qualification. Elle est calculée sur la base du revenu minimum conventionnel ou, à défaut, du SMIC.

  • Jeune de moins de 21 ans : minimum 55% du SMIC ; (65% si vous êtes au moins titulaire d’un baccalauréat professionnel ou équivalent),
  • jeune de 21 à 25 ans : minimum 70% du SMIC ; (80% si vous êtes au moins titulaire d’un baccalauréat professionnel ou équivalent),
  • demandeur d’emploi de 26 ans et plus : au moins 85% du minimum conventionnel ; plancher : 100% du SMIC

Pour les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus ils peuvent bénéficier d’une aide spécifique complémentaire de Pôle emploi s’ils sont indemnisés par l’ARE avant leur embauche. Elle représente la différence entre le salaire obtenu en contrat de professionnalisation et 120 % de l’ARE. Elle est versée par Pôle emploi.

Avantages

Pour vous :

  • Vous bénéficiez d’un accompagnement professionnel complet, centré sur les besoins en compétences de votre entreprise et de votre secteur d’activité.
  • Un contrat de travail en alternance : vous êtes un salarié de l’entreprise comme les autres et en plus vous bénéficiez d’une formation pendant vos heures de travail.
  • Une formation qualifiante : vous préparez une qualification professionnelle recherchée sur le marché de l’emploi, soit sanctionnée par un diplôme ou un titre répertorié par l’Etat, soit reconnue par les partenaires sociaux, dans le cadre d’une convention collective de branche, soit figurant sur une liste établie par une Commission Paritaire Nationale de l’Emploi (CPNE).

Pour votre employeur :

  • Il peut bénéficier d’une exonération dégressive dite « réduction Fillon » si vous avez plus de 26 ans, et moins de 45 ans.
  • Une exonération des cotisations patronales de Sécurité Sociale (assurance maladie, maternité, invalidité et décès, vieillesse), et d’allocations familiales si vous avez 45 ans et plus.
  • Une prise en charge des actions de formation, d’évaluation et d’accompagnement par l’Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA).
  • Un financement des frais liés au tutorat par l’OPCA.
  • La non prise en compte dans l’effectif de son entreprise.
  • Si vous avez 26 ans et plus : l’aide forfaitaire à l’employeur (AFE) est versée à votre employeur par Pôle emploi s’il embauche en CDI ou en CDD un demandeur d’emploi, s’il n’a pas licencié pour motif économique dans les 12 derniers mois, s’il est à jour sur les cotisations d’assurance chômage et s’il conclut une convention avec Pôle emploi. L’aide est versée tous les 3 mois à hauteur de 200 € par mois dans la limite de 2000 € par contrat.

Congé individuel de formation (CIF)

Objectif :

Le congé individuel de formation (CIF) est une autorisation d’absence, qui vous permet de suivre à votre initiative une formation. Ces actions de formation sont indépendantes de votre participation aux stages compris dans le plan de formation de votre entreprise. Elles s’accomplissent en tout ou partie pendant le temps de travail.

Ce congé de formation vous permet :

  • d’accéder à un niveau supérieur de qualification ;
  • de changer d’activité ou de profession ;
  • d’accéder plus largement à la culture, à la vie sociale et à l’exercice des responsabilités associatives bénévoles.

Vous pouvez aussi utiliser ce congé pour préparer et pour passer un examen.

Public concerné

Pour pouvoir déposer une demande de congé, vous devez remplir les conditions suivantes :

  • justifier d’une ancienneté de 24 mois, consécutifs ou non, en qualité de salarié quelle qu’ait été la nature de vos contrats de travail successifs dont 12 mois dans l’entreprise ;
  • respecter un délai, dit « délai de franchise » depuis le dernier stage suivi au titre du congé individuel de formation.

Votre employeur ne peut, sauf exceptions, refuser votre demande de congé si toutes les conditions définies ci-dessus sont remplies.

Démarches à suivre :

Afin de pouvoir bénéficier du congé individuel de formation, vous devez :

  • adresser à votre employeur une demande écrite pour obtenir l’autorisation d’absence ; celle-ci doit indiquer avec précision la date de début de stage, la désignation du stage, la durée du stage, le nom de l’organisme de formation qui en est responsable. Cette demande doit être présentée à l’employeur dans un délai déterminé ;
  • adresser à l’organisme paritaire agréé au titre du CIF compétent dont dépend votre entreprise une demande de prise en charge totale ou partielle de votre salaire et, éventuellement, de vos frais de formation pendant le stage. Chaque organisme paritaire de gestion du congé individuel de formation (OPACIF) a mis au point un formulaire de demande de prise en charge de rémunération et de frais de formation que vous devez remplir, ainsi que l’organisme de formation et votre entreprise.
    Pour connaître l’organisme dont vous relevez, vous pouvez interroger votre service du personnel ou vos institutions représentatives du personnel (comité d’entreprise, délégué du personnel).

Quels sont vos droits et obligations ?

Pendant le congé individuel de formation, votre contrat de travail n’est pas rompu mais est suspendu, et vous devez justifier de votre présence en formation. A l’issue de la formation, vous réintégrez votre poste de travail ou un poste.

Quelle rémunération ?

Durée de la formation
Rémunération Inférieure à un an ou 1200 heures Supérieure ou égal à un an ou 1200 heures
Salaire de référence* supérieur ou égal à deux SMIC 80 % du salaire de référence* ou 90 % du salaire de référence* dans le cas d’actions prioritaires 60 % du salaire de référence*
Salaire de référence* inférieur à deux SMIC 100 % du salaire de référence* 100 % du salaire de référence*
Rémunération minimale garantie** 2 SMIC 2 SMIC

* Le salaire de référence correspond à la rémunération que vous auriez perçue si vous aviez continué à travailler.
** La rémunération durant le CIF ne doit pas être inférieure à 2 fois le SMIC ou au salaire antérieur dans l’hypothèse ou celui-ci est inférieur à 2 fois le SMIC.

Votre rémunération reste versée par votre employeur tout au long de votre congé.

Plan de formation

Objectif :

Le plan de formation de l’entreprise prévoit l’ensemble des actions de formation qu’il estime nécessaires de faire suivre à certains salariés ou à différentes catégories d’entre eux, au cours d’une période donnée (annuelle ou pluriannuelle) :

  • dans l’intérêt de votre entreprise ;
  • en fonction des objectifs de cette dernière et des conséquences qui en résultent pour les salariés.

Public concerné ?

Le choix des salariés appelés à suivre les actions figurant dans le plan de l’entreprise appartient à votre employeur. Comme tous les membres du personnel, vous êtes susceptible d’être concerné.

Quels sont vos droits et obligations ?

Pour vous, le départ en formation correspond à une mission professionnelle. Les frais occasionnés par la formation sont à la charge de votre employeur.

Votre employeur conserve son pouvoir de contrôle et de direction pendant votre stage, même si la formation a lieu dans un organisme de formation externe.

C’est pourquoi vous êtes tenu, sauf exception, de suivre la formation demandée. L’employeur n’a aucune obligation de prendre en compte les résultats de la formation suivie, sauf si cela était prévu avant votre départ en formation. Durant la formation, vous conservez votre statut et vos droits individuels et collectifs. Vous bénéficiez en particulier de la protection sociale.

Quelle rémunération ?

  • Pendant le temps de travail : maintien de votre rémunération.
    Si vous partez en formation au titre du plan de formation (actions de formation, de bilan de compétences ou de VAE), votre salaire de base est maintenu ainsi que toutes les primes habituelles : assiduité, rendement, productivité, treizième mois, etc.
    Si vos horaires de salariés en formation sont supérieurs aux horaires habituels de travail, votre employeur doit vous rémunérer en heures supplémentaires. Un régime dérogatoire, consistant à rémunérer les dépassements à un taux normal, existe en ce qui concerne les actions de formation liées à l’évolution des emplois ou participant au maintien dans l’emploi.
  • Hors temps de travail : allocation de formation.
    Si vous suivez, en dehors de votre temps de travail habituel, une action de formation ayant pour objet le développement des compétences, vous percevez une allocation de formation.

Droit individuel à la formation (DIF)

Objectif

Il vous permet de bénéficier d’actions de formation professionnelle, rémunérées ou indemnisées, réalisées dans ou en dehors de votre temps de travail. Le départ en DIF suppose au préalable une négociation individuelle entre vous et votre employeur qui doit permettre de déboucher sur un projet de formation commun. Tous les ans, vous devez être informé par écrit du total de vos droits acquis au titre du dispositif DIF.

Bénéficiaires

  • Salariés en contrat à durée indéterminée et que vous justifiez d’une ancienneté d’au moins un an dans l’entreprise ;
  • Salariés en contrat à durée déterminée à l’issue d’un délai de 4 mois. Vos droits au DIF sont alors calculés au prorata temporis.
    Vous êtes exclu du droit au DIF si vous êtes titulaire d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de professionnalisation.

Durée du DIF

Elle est de 20 heures par an cumulable sur 6 ans (soit 120 heures).
La durée du droit est calculée prorata temporis pour les salariés à temps partiel.
Le plafond des droits cumulables au DIF est plafonné à 120 heures.

Quelles actions de formation ?

Le choix de l’action de formation est arrêté par accord écrit entre vous et votre employeur.
Le choix doit porter sur une action de formation qui a été définie comme prioritaire par l’accord de branche ou d’entreprise dont vous relevez.

Comment faire valoir vos droits acquis au titre du DIF ?

Tous les ans, vous êtes informé par écrit du total des droits acquis au titre du dispositif DIF. La mise en œuvre du DIF relève de votre initiative. Vous devez en faire la demande à votre employeur par écrit. Ce dernier dispose d’un délai d’un mois pour vous notifier sa réponse.

Quelle rémunération ?

En l’absence de conclusion d’un accord collectif qui prévoit la mise en œuvre du DIF en partie sur le temps de travail, les heures de formation réalisées dans le cadre du DIF sont effectuées en totalité hors temps de travail.

  • DIF hors temps de travail : lorsque des heures de formation sont effectuées hors du temps de travail, vous bénéficiez d’une allocation de formation égale à 50 % de votre rémunération.
  • DIF sur le temps de travail : une convention ou un accord collectif de branche ou d’entreprise peut prévoir que le droit au DIF s’exerce en partie pendant le temps de travail. Dans ce cas, les heures consacrées à la formation pendant le temps de travail vous ouvrent droit au maintien de la rémunération du salarié au taux normal.

Coût de la formation

Le montant de l’allocation formation ainsi que les frais de formation correspondant aux droits ouverts au titre du DIF sont à la charge de votre employeur.

Votre employeur peut faire une demande de prise en charge financière de votre DIF à l’OPCA de branche ou à l’OPCA interprofessionnel dont il relève.

Période de professionnalisation

L’objectif :

Il est de favoriser votre maintien dans l’emploi, en vous permettant l’acquisition d’un diplôme ou un titre à finalité professionnelle, une qualification professionnelle ou de participer à une action de formation de professionnalisation.
Pour se faire vous alternez entre des enseignements généraux, professionnels ou technologiques à l’IUT de LENS et une activité professionnelle dans l’entreprise.

Public concerné être concerné par une des décisions suivantes :

  • salarié en contrat de travail à durée indéterminée et que votre qualification est insuffisante au regard de l’évolution des technologies et des organisations
  • au moins 20 ans d’activité professionnelle
  • âgé de 45 ans et plus
  • projet de création ou de reprise d’une entreprise
  • après un congé maternité ou un congé parental
  • bénéficiaire de l’obligation d’emploi (handicapés, invalides).

Un accord de branche ou interprofessionnel détermine la liste des qualifications professionnelles accessibles en priorité par chacun des publics concernés.

Quelle rémunération ?

Vous pouvez suivre une période de professionnalisation sur votre temps de travail ou en dehors de votre temps de travail.

  • Sur le temps de travail : vous percevez votre rémunération antérieure.
  • Hors temps de travail : vous percevez l’allocation de formation égale à 50% de votre salaire net antérieur. L’allocation de formation n’est pas soumise à cotisations sociales. Par contre, elle est imposable sur le revenu (IRPP). Pendant la durée de la formation réalisée hors temps de travail, vous bénéficiez de la législation de la sécurité sociale relative à la protection en matière d’accident du travail et de maladies professionnelles.

Coût de la formation

Les frais de formation sont à la charge de votre employeur.

Les conditions pour bénéficier d’une période de professionnalisation

Si vous relevez d’un public prioritaire vous pouvez, avec l’accord de votre employeur, bénéficier d’une période de professionnalisation. Néanmoins sa mise en œuvre est subordonnée :

  • au nombre de salariés simultanément absents : 2% des effectifs de l’entreprise ou à partir de 2 salariés absents dans celles de moins de 50 salariés.
  • A la décision financière de l’OPCA de refuser ou d’accepter, en tout ou partie du financement.

Bilan de compétences

Objectif :

Le bilan de compétences vous permet d’analyser vos compétences professionnelles et personnelles ainsi que vos aptitudes et vos motivations afin de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation.

Les modalités sont différentes selon votre statut :

  • Salarié
  • Demandeur d’emploi

Bilan de compétences financé par votre employeur

Le bilan peut être effectué à votre initiative ou à la demande de votre employeur. Il est mis en œuvre par un organisme extérieur à l’entreprise qui est soumis au secret professionnel. Ces prestations sont effectuées par des organismes extérieurs à l’entreprise.

Public concerné :

Le choix des salariés appelés à suivre les actions figurant dans le plan de l’entreprise appartient à votre employeur. Comme tous les membres du personnel, vous êtes susceptible d’être concerné pour suivre un bilan de compétences.

Procédure

Une fois votre accord donné, l’employeur doit vous présenter une convention tripartite dûment complétée. Elle est conclue entre vous, l’organisme prestataire de bilan de compétences et votre employeur.
Vous disposez d’un délai de 10 jours pour signifier votre acceptation. Si vous le souhaitez, vous pouvez vous informer des conditions de déroulement du bilan de compétences auprès de l’organisme prestataire retenu par votre employeur. L’absence de réponse de votre part dans ce délai de 10 jours vaut refus.

Déroulement du bilan de compétences

Il se déroule en trois étapes :

  • la phase préliminaire : vous êtes reçus individuellement pour définir vos besoins et être informés des conditions du déroulement du bilan, et des moyens utilisés ;
  • la phase d’investigation : menée de façon individuelle et/ou collective, elle vous permet d’identifier et d’évaluer vos compétences et aptitudes ;
  • la phase de conclusion : les résultats du bilan vous sont exposés.

Vos droits et obligations

Pour vous, le départ en bilan de compétences correspond à une mission professionnelle. Vous conservez votre statut et vos droits individuels et collectifs durant le bilan.
Vous conservez votre rémunération et votre protection sociale et demeurez sous la subordination juridique de votre employeur.
La restitution des résultats du bilan de compétences s’effectue par le biais d’un document de synthèse et de résultats détaillés.
Vous en êtes le seul destinataire. Ces documents ne peuvent être communiqués à une autre personne qu’avec votre accord.

Quelle rémunération ?

Votre rémunération est intégralement maintenue par l’employeur.

Congé bilan de compétences (CBC) pour les salariés

Le congé bilan de compétences vous permet de bénéficier d’un bilan de compétences sur votre temps de travail ou en dehors de votre temps de travail, et ce, indépendamment des bilans de compétences organisés dans le cadre du plan de formation de l’entreprise.

Public concerné

Pour pouvoir déposer une demande de congé, vous devez remplir les conditions suivantes :

  • justifier d’une ancienneté d’au moins 5 ans, consécutifs ou non, en qualité de salarié, quelle qu’ait été la nature de vos contrats de travail ;
  • respecter un délai, dit « délai de franchise » de 5 ans entre deux congés bilan de compétences. Toutefois, ce délai de franchise ne s’applique pas si vous avez changé d’employeur.

Les démarches

  • faire une demande d’absence auprès de votre employeur au plus tard 60 jours avant le début du bilan de compétences.
  • adresser à l’organisme paritaire agréé au titre du CIF compétent dont dépend votre entreprise une demande de prise en charge totale ou partielle de votre salaire et, éventuellement, de vos frais de formation pendant le stage. Vous avez droit à la prise en charge des frais du bilan et au maintien de votre rémunération dans la limite de 24 heures par bilan de compétences. L’employeur vous verse cette rémunération ;
  • signer une convention avec l’organisme prestataire de bilans de compétences et l’organisme paritaire agréé au titre du congé individuel de formation.

Le bilan de compétences approfondi (BCA) pour demandeur d’emploi

Vous pouvez bénéficier d’un bilan de compétences approfondi, que vous soyez indemnisés ou pas, dès lors que :

  • vous souhaitez reprendre ou occuper un emploi salarié ;
  • vous envisagez de créer votre propre activité.

Quelles démarches devez-vous entreprendre ?

Après avoir vérifié, avec un conseiller de Pôle emploi, que le bilan de compétences approfondi est bien adapté à vos besoins, vous prenez conjointement rendez-vous avec un consultant dans un organisme conventionné par Pôle emploi.

Comment se déroule un bilan de compétences approfondi ?

Lors du premier rendez-vous, le consultant vous explique dans le détail le déroulement du bilan. Celui-ci sera défini en fonction de votre parcours, de vos acquis et de vos souhaits : il est personnalisé.

L’investigation

Cette deuxième phase fait apparaître vos connaissances, vos savoir-faire, vos compétences acquises au fil des ans et les ordonne. Il s’agit aussi de découvrir les particularités des emplois et des métiers existant, de mettre en relief vos points forts et, éventuellement, vos points faibles ou vos difficultés rencontrées par rapport au marché du travail. Cette phase vous permet d’identifier vos pistes professionnelles.

L’adéquation de vos pistes professionnelles au marché du travail

Pour être cohérent et réaliste, un projet professionnel doit être fondé sur ce que vous avez envie de faire et sur ce que vous savez et pouvez faire. Il prend également en compte tous les aspects du marché de l’emploi : petites annonces, état du marché, situation de tel ou tel secteur d’activités, pratiques de recrutement des employeurs.

La formalisation de votre projet professionnel

Cette phase permet de dresser le bilan du travail accompli, de choisir un projet professionnel prioritaire, de définir un parcours de retour à l’emploi. Ce parcours est mis en oeuvre à l’issue du bilan de compétences approfondi avec, si vous le souhaitez, l’appui de Pôle emploi : réaliser des actions pour rendre sa recherche d’emploi plus efficace, suivre une formation complémentaire…

Quelle est la durée et le coût d’un bilan de compétences approfondi ?

Réalisé par des prestataires spécialisés conventionnés par Pôle emploi, le bilan de compétences approfondi dure en moyenne une vingtaine d’heures, étalées sur six semaines. Il est entièrement gratuit.

Validation des acquis de l’expérience (VAE)

Objectif :

La validation des acquis de l’expérience (VAE) est une procédure qui vous permet de faire reconnaître, officiellement, les compétences et/ou les connaissances que vous avez pu acquérir tout au long de votre vie afin :

  • d’obtenir tout ou partie d’un diplôme, d’un titre ou d’un certificat de qualification ;
  • d’accéder directement à un cursus de formation sans justifier du niveau d’études ou de diplôme requis.
    Une seule condition est exigée : vous devez justifier d’au moins 3 années d’activités en rapport direct avec la certification visée.

Public concerné ?

Le choix des salariés appelés à suivre les actions figurant dans le plan de l’entreprise appartient à votre employeur. Comme tous les membres du personnel, vous êtes susceptible d’être concerné pour suivre une procédure VAE.
Néanmoins, une procédure VAE ne peut être réalisée qu’avec votre consentement écrit. Votre refus ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.

Quelle procédure ?

Une fois votre accord donné, l’employeur doit vous présenter une convention tripartite dûment complétée. Elle est conclue entre vous, l’organisme prestataire de VAE et votre employeur.

Comment se déroule une VAE ?

La VAE se déroule selon différentes modalités :

  • constitution d’un dossier par le candidat qui retrace précisément son expérience ;
  • réunion d’un jury, avec entretien éventuellement ; et, lorsque cette procédure est prévue par l’autorité qui délivre la certification, mise en situation professionnelle réelle ou reconstituée.

Le jury vérifie si le candidat possède les compétences, aptitudes et connaissances exigées pour l’obtention du diplôme, titre ou certificat concerné et prononce :

  • la validation totale lorsque toutes les conditions sont réunies : le jury propose alors l’attribution de la certification ;
  • la validation partielle : le jury précise dans ce cas la nature des connaissances et aptitudes devant faire l’objet d’un contrôle complémentaire ;
  • le refus de validation lorsque les conditions de compétences, d’aptitudes et de connaissances ne sont pas remplies.

Quels sont vos droits et obligations ?

Pour vous, le départ en VAE correspond à une mission professionnelle.
Vous conservez votre statut et vos droits individuels et collectifs durant la procédure VAE.
Vous conservez votre rémunération et votre protection sociale et demeurez sous la subordination juridique de votre employeur.

Quelle rémunération ?

Votre rémunération est intégralement maintenue par l’employeur.

Le congé pour validation des acquis de l’expérience

Objectif :

Le congé pour VAE est une autorisation d’absence qui vous permet d’engager une procédure de validation des acquis de l’expérience et faire ainsi reconnaître, officiellement, les compétences et/ou les connaissances que vous avez pu acquérir tout au long de votre vie afin :

  • d’obtenir tout ou partie d’un diplôme, d’un titre ou d’un certificat de qualification ;
  • d’accéder directement à un cursus de formation sans justifier du niveau d’études ou de diplôme requis.

Une seule condition : justifier d’au moins 3 années d’activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec la certification visée.

Le congé pour VAE vous permet ainsi de participer à des épreuves de validation et éventuellement d’être accompagné dans la procédure de préparation de cette validation.
La durée du congé est limitée à 24 heures de temps de travail consécutives ou non.

Êtes-vous concerné ?

  • Si vous êtes en CDI : Aucune condition d’ancienneté n’est exigée.
  • Si vous êtes en CDD : vous devez justifier de 24 mois, consécutifs ou non, en qualité de salarié quelle qu’ait été la nature de vos contrats successifs, au cours des 5 dernières années ;dont 4 mois minimum, consécutifs ou non, sous CDD, au cours des 12 derniers mois, dans une ou plusieurs entreprises.

Quelles démarches devez-vous entreprendre ?

Afin de pouvoir bénéficier d’un congé VAE, vous devez :

  • faire une demande d’absence,
  • adresser à l’organisme paritaire agréé au titre du CIF compétent dont dépend votre entreprise une demande de prise en charge totale ou partielle de votre salaire et, éventuellement, de vos frais de formation pendant le stage.
    Vous avez droit à la prise en charge des frais du bilan et au maintien de votre rémunération dans la limite de 24 heures par congé VAE.
  • signer une convention avec l’organisme prestataire de VAE et l’organisme paritaire agréé au titre du congé individuel de formation.

Bénéficier d’une aide à la VAE

Public concerné

Vous êtes bénéficiaire de l’ARE et souhaitez faire reconnaître officiellement vos compétences et/ou vos connaissances que vous avez pu acquérir tout au long de votre vie afin :

  • d’obtenir tout ou partie d’un diplôme, d’un titre ou d’un certificat de qualification ;
  • d’accéder directement à un cursus de formation sans justifier du niveau d’études ou de diplôme requis. La VAE vous permet donc de valider l’expérience que vous avez acquise au travers de votre vie professionnelle et personnelle.
    Une aide financière peut alors vous être attribuée par l’Assédic si vous souhaitez entrer dans une démarche de VAE.

Êtes-vous prioritaire ?

L’Assédic peut vous réserver en priorité l’aide à la VAE si vous :

  • avez 45 ans et plus ;
  • ou avez au moins 20 ans d’activité professionnelle ;
  • ou si vous vous dirigez vers un métier prioritaire (métier en tension).

Quelle prise en charge ?

L’Assédic peut prendre en charge vos dépenses liées à la VAE non supportées par d’autres financeurs (intervention subsidiaire). Cette aide peut porter sur :

  • les prestations d’accompagnement ;
  • les droits d’inscription ;
  • les actions de validation proprement dites ;
  • les actions de formation prescrites en vue de la certification

Quelle démarche devez-vous entreprendre ?

Cette aide peut vous être proposée par l’ANPE dans le cadre du PPAE. Vous devez alors remplir un formulaire de demande d’aide, qui est ensuite transmis par l’ANPE à l’Assédic